La pratique du dessin

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Je me rends compte que je pourrais comparer dans mon cas le dessin et la pratique de la plongée (telle que je l'imagine, faute de la pratiquer, mais s'il fallait connaître tout ce dont on parle, où irions-nous...)
 

Il faut commencer par repérer l'endroit où l'on va se mettre à l'eau,
c'est à dire choisir son sujet, la technique employée.

Dans le dessin comme dans la plongée, il est important de s'assurer de sa respiration. Quand on dessine de façon minutieuse, il est très fréquent de se retrouver en apnée. Or pour la qualité d'un trait, il est primordial de bien souffler pendant qu'on le trace. Comme quand on pratique la calligraphie.
 

Pour capturer l'objet de la recherche, il faut voir, savoir et comprendre. De même qu'il faut connaître le poisson et ses habitudes pour ne pas revenir bredouille. Pour représenter correctement un animal, il est important d'avoir de bonnes notions de sa physiologie et pour rendre un portrait fidèle à l'émotion que l'on souhaite retrouver, il faut avoir observé bien des visages. On ne voit que ce que l'on sait. Et l'œil est sensible à des nuances insoupçonnées.
 

Pour  ramener la proie convoitée, il faut une bonne technique de chasse, savoir garder les transparences et les matités, éviter les systématismes qui font qu'un pelage peut ressembler à un paillasson. Être d'une patience obstinée, car certaines phases de la réalisation sont désespérément peu satisfaisantes... 

Ensuite on peut proposer le fruit de sa recherche. A ce moment, se posent de manière plus aiguë les problèmes du statut du dessin réaliste. Comment se positionner par rapport à ce genre de dessin? S'agit-il d'art, d'illustration?