Savoir pour voir

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    Quand je dessine, je donne à voir ce que j'ai vu, or on ne voit bien que ce que l'on a compris. 

    Si j'ai bien observé et compris que les poils et les plumes sont plaqués sur une structure anatomique précise (qu'il y a par exemple la bosse d'une épaule sur laquelle les poils sembleront vus à la verticale, que le contour du chanfrein de ce cheval est très légèrement busqué, que les traits humains sont posés sur une ossature), ma main et donc mon trait doivent laisser passer cette infime et parfois peu visible information parce que l'œil du spectateur percevra, même si la personne pense ne pas y être sensibilisée, le côté trop systématique du rendu d'une texture ou d'une couleur.

    C'est ce qui fait la différence entre un dessin "vivant", qui transmet une émotion, et un dessin ennuyeux.

    Dans l'exemple ci-dessous, on peut voir que sous le pelage de l'ours, il y a une cuisse pliée et que la masse adipeuse et les muscles créent des sortes de plis, modifiant ainsi le passage de la lumière dans les poils et donc leur rendu.